Mairie de Thoiry (01)

Bienvenue sur le site institutionnel de la mairie de Thoiry (01).
Vous trouverez ici les renseignements liés à la mairie de Thoiry ainsi que quelques guides de vie dans notre commune.
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Patrimoine et Histoire

Alexandre Malgouverné, Président de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Pays de Gex, a tenu jeudi 14 novembre 2002 à la salle des fêtes, une conférence sur le thème «Thoiry, patrimoine et Histoire».

L’IMPORTANCE DES SOURCES

Lors de la Préhistoire, les premiers habitants du Pays de Gex se sont installés à proximité des résurgences formant une ligne de sources et de zones marécageuses au pied du Jura. Les points d’eau, notamment la source de l’Allemogne à Thoiry et celle du creux Bourbonne à Sergy, attestent de cette présence humaine implantée dès le Néolithique. Des céramiques et objets de culte ont été retrouvés en fouillant la grotte de la Combe Chazuet. La pierre à Pyrame, un menhir datant de l’âge de Bronze, et les pierres à cupules ont traversé les millénaires. Quelques siècles plus tard, les Romains envahirent la région après en avoir chassé les Helvètes. Ils restèrent de l’an 50 avant Jésus Christ à l’an 400. D’autres sources furent alors exploitées, celles du Puits Mathieu et la Fontaine de Fenières. Les carrières de Thoiry (Tulliacum) furent mises en service.

Une quinzaine de sites gallo-romains ont été découverts ainsi que deux anciens cimetières datant du VI et VIIème siècles. Le premier se situait sous l’école maternelle où furent mises à jour une centaine de tombes. Ce lieu donna son nom au chemin des Marterets (« Marteret » vient de « martyretum », cimetière). Le second cimetière se trouvait sous l’Hôtel Holiday Inn. Le site du «Raffour», proche de la 2 x 2 voies, en bas de Fenières, est jonché de morceaux de tuiles gallo-romaines. Il s’agit probablement des restes d’un établissement romain d’envergure.

L’IMPORTANCE DES ROUTES

Le chemin le plus ancien du Pays de Gex date de l’antiquité, longeant le pied des Monts Jura pour passer d’une source à l’autre : un parcours identique à celui de l’actuel chemin de l’Etraz. Les maisons des villages et les lieux fortifiés se sont implantés le long de cette route. A l’époque romaine, une nouvelle voie fut réalisée partant de Thoiry en direction de Genève. Le village devint un carrefour important (Trèves : trévies = trois voies), une situation stratégique favorisant largement son essor. Durant plusieurs siècles, Thoiry s’est affirmé sur le plan régional comme un lieu de passage important.
Cette position ne fut remise en question qu’au XVIIIème siècle lorsque Louis XV décida de construire entre 1740 et 1750 une nouvelle route Lyon-Genève qui passait par Bellegarde et Saint-Genis. Les auberges, relais des postes et maréchaux-ferrants, douanes, marchés et foires partirent s’installer le long de cette nouvelle route et Thoiry perdit son rôle et ses prérogatives au profit de Saint-Genis. Cette concurrence entre Thoiry et Saint-Genis devait faire naître pour les siècles à venir un fort sentiment de jalousie réciproque.

UNE ECONOMIE LIEE A LA MONTAGNE

Jusqu’à la 2nde guerre mondiale, la majorité des habitants de Thoiry étaient des paysans qui subsistaient grâce à une agriculture de montagne, la famille Duflot était une des plus importantes à l'époque. Alors que l’hiver les troupeaux restaient en plaine, l’été ils montaient sur la chaîne du Jura, dans un pâturage artificiel fruit des défrichements humains. Un document datant de 1394 mentionne l’existence d’un village d’alpage à la « Combe du Désert » (au pied du Crêt de la Neige). On y trouvait des bâtiments, une fruitière, un grand chaudron prêté par la Confrérie du « Saint Esprit » l’été afin de produire sur place des fromages à pâte cuite. L’hiver, on rendait le chaudron pour réaliser des soupes pour les pauvres à Thoiry. A cette époque-là, trois villages existaient en haut de la montagne : Thoiry Devant, le Crêt de la Neige et le Creux de Narderans (Fenières).

PRESENTATION DE LA SOCIETE D’HISTOIRE ET D’ARCHEOLOGIE DU PAYS DE GEX

Les fouilles archéologiques, nombreuses autour de Genève, restent rares dans le Pays de Gex. Pourtant, depuis quelques années, la Société d’Histoire et d’Archéologie du Pays de Gex effectue des recherches dans les lieux les plus anciens. Elle les répertorie et établit une liste du patrimoine en souhaitant que les municipalités, la Communauté de Communes et les privés mettent tout en œuvre pour le conserver dans les meilleures conditions.
Le patrimoine gessien est d’abord constitué de paysages, spécialement d’un bocage déjà bien mis à mal. A cela s’ajoute l’architecture traditionnelle des fermes (5 sous-types différents) et des bâtiments particuliers : églises, châteaux, belles demeures de campagne, mairies, fontaines… Dans notre région, cible d’une urbanisation galopante, les bouleversements sont rapides et souvent irréversibles. Un site archéologique, une fontaine, une façade, une toiture peuvent disparaître rapidement. Sans être gardienne d’un passé figé, la Société d’Histoire et d’Archéologie du Pays de Gex tente de redonner une identité à notre région en perte de repères. Elle articule ses actions autour de ces 3 propositions : «connaître ou faire connaître, protéger et mettre en valeur» le patrimoine.

Les manifestations au village